L’église

eglise-autrefois

Dans cette église, observée par son flanc sud, il se dégage une impression de simplicité qui n’est pas dépourvue de charme par son appareil régulier, ses corniches et bordures harmonieuses, la soudure habile du chœur et de la nef. Il est regrettable que le chevet plat ait été enlaidi au début du XIXème siècle par l’adjonction d’une sacristie fort disgracieuse.

L’église, du XIIe siècle, aurait été construite par les templiers. Il semble cependant plus vraisemblable d’admettre que l’édifice a été financé par les ducs de Bourgogne entre 1200 et 1250. Les templiers n’ayant qu’un rôle d’inspiration et de direction sur la construction.

A l’origine, l’intérieur de l’église était une sorte de halle à l’extrémité de laquelle se trouvait l’autel. Existence d’un petit clocher à bâtières. Les chevaliers de Saint Jean de Jérusalem agrandirent l’église au XVe siècle. Une abside fut ajoutée au centre, la nef a été voûtée et l’on donna à l’édifice une flèche en bois.

La porte principale, à l’ouest, présente à son fronton les restes mutilés d’une croix et d’un christ crucifié. La croix est « tréflée, quadrangulaire et à branches égales ». De chaque côté, on voit le soleil et la lune. Le soleil, au moyen âge, est toujours représenté à droite.

La porte, au midi, qui donnait accès au cimetière qui entourait complètement l’église se présente sous un petit auvent dans une solidité et une souplesse peut être à celle du grand porche. Nous y retrouvons la croix tréflée simplement gravée au trait, sans christ.

Le petit clocher avec sa flèche conique posée sur la charpente des combles et sortant du toit sans autre support, répond au style de nos premiers clochers. Il contribue à donner à l’église sa silhouette si particulière.

A l’intérieur, l’église possède une très belle armoire eucharistique richement sculptée avec un oculus sur l’extérieur, dissimulé par la sacristie. Deux tableaux de M. Myevre représentent le pèlerinage et la procession à la Fontaine, Saint Philibert bénissant les malades. Un vitrail moderne de Jean Millet représente l’histoire de la source.